Un premier aménagement qui a 20 ans
Avant 2004, le Boulevard de Magenta c’était un “axe rouge”, une autoroute urbaine de 2×3 voies de circulation et des trottoirs encombrés. Le réaménagement a permis de créer une piste cyclable de chaque côté, et d’ajouter un trottoir avec une deuxième rangée d’arbres, soit plus de 200 ormes plantés. Un gros changement qui a permis de réduire considérablement la circulation, la pollution et le bruit !
voir bilan chiffré en janvier 2008
Et depuis 20 ans : il y a eu le boom du vélo
Depuis 2005, le vélo a connu un véritable boom, et le Boulevard de Magenta est devenu le 2e axe parisien le plus fréquenté par les cyclistes (après le Boulevard de Sébastopol). Les pistes cyclables sont devenues à la fois trop étroites, trop fréquentées et trop proches des piétons générant de nombreux conflits. La peinture verte et l’ajout de végétalisation sur le Nord a quand même amélioré la situation.
voir le reportage du Parisien
Des carrefours dangereux
Le Bd de Magenta est un axe qui fonctionne avec les deux gares. Certains carrefours sont très larges et dangereux, à tel point que sur un des carrefours, une piétonne a été tuée par un camion en traversant. Les intersections avec le Faubourg St Martin et avec le Boulevard de Strasbourg sont particulièrement compliquées et dangereuses.
Et c’est une cycliste qui a été tuée le 19 février 2026 au carrefour Barbès par un camion tournant à droite. Ce nouveau drame met en avant l’urgence de traiter ces carrefours dangereux, pour aller vers l’ambition du “zéro mort, zéro blessés graves”. Certaines villes comme Helsinki y sont parvenues, alors Paris doit aussi avoir cet objectif et traiter les 200 carrefours les plus dangereux. Déjà 50 ont été aménagés en un an. Un plan d’investissement et le réglage des feux permettront d’y arriver.
Repenser le Boulevard de Magenta avec le piéton au cœur
C’est la volonté exprimée par les habitant-es lors de la votation citoyenne de 2022 et c’est aussi demandé par les associations de cyclistes. Notre ambition : remettre le piéton au cœur du projet, faire de nouvelles pistes cyclables larges et séparées, abaisser la vitesse et réduire la circulation motorisée !
Il faudra sûrement revoir les carrefours, passer à sens unique, tout en préservant la circulation des bus et taxis et pourquoi pas créer de grandes places piétonnes et végétalisées !
Plus qu’un projet ficelé, une méthode
Mais plutôt que de faire travailler une IA, de partir de plans tout faits, l’engagement des candidat-es de l’union de la gauche et des écologistes réunis autour d’Alexandra Cordebard et Emmanuel Grégoire c’est de garantir une méthode. Celle d’une co-construction avec les acteurs impliqués : associations et conseils de quartier, opérateurs de transports, associations d’usagers seront réunis avec les services techniques et les élus pour former un premier Atelier citoyen. L’objectif : suivre de A à Z le projet, dans le dialogue, l’écoute et le partage des idées. Parce que la façon de faire compte autant que le projet en lui-même.