J’ai écrit à la Présidente de Région pour lui proposer une participation de la région IDF au développement des trains de nuit européens.
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Madame la Présidente,
Selon le plan climat de Paris 2024-2030, le transport aérien est la principale source d’émission de gaz à effet de serre de la capitale, avec près de 5 millions de tonnes de CO2 (2022). Un des leviers d’action permettant d’offrir une alternative à l’avion est le recours au trains de nuit pour des liaisons françaises et européennes.
L’intérêt de ce mode est majeur – en particulier pour la transition écologique, mais également pour son aspect pratique : il permet, à très faible coût carbone, de relier une ville pendant un temps inutilisable, et de relier sa destination au petit matin, permettant de profiter d’une journée pleine à destination.
Or, les trains de nuit européens sont en difficulté, alors que la demande est de plus en plus forte. Nous étions d’ailleurs nombreux pour regretter l’abandon par l’Etat des subventions qui auraient permis le maintien des liaisons Paris-Berlin et Paris-Vienne. D’autres liaisons sont aussi très demandées et au regard de la carte des trains de nuit, Paris et la région Ile de France font pâle figure par rapport aux grandes villes de l’Europe centrale. Comme tous les transports ferroviaires, la participation de la puissance publique est souvent nécessaire pour offrir un service public du train.
Une coopérative belge se lance heureusement dans l’aventure du Paris Berlin, qu’on espère couronnée de succès, mais la disparition du Paris-Vienne est un recul du train très regrettable.
L’Etat a déjà réaffirmé son soutien au développement des lignes de trains de nuit françaises, mais n’est pas au rendez-vous des liaisons ferroviaires européennes.
Notre région, destination prisée des touristes européens et elle-même lieu de résidence de nombre de voyageur·euses, pourrait être motrice dans le développement de cette filière. Avec les leviers financiers et réglementaires dont nous disposons, il semble envisageable d’ouvrir des partenariats bilatéraux renforcés avec les collectivités européennes à relier.
C’est pourquoi nous vous suggérons de créer un groupe de travail associant les commissions Transports, Internationale et Tourisme pour initier un programme d’aide aux trains de nuit européens, en partenariat avec les collectivités concernées : Vienne, Rome, Copenhague, Venise, Madrid, Lisbonne, Prague etc.
Je vous prie de croire, Madame la Présidente, en notre bonne volonté de faire progresser l’action climat, le tourisme durable et la qualité de nos transports.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire en mes très républicaines salutations.
Cordialement,
Charlotte NENNER
Conseillère régionale du Pôle Écologiste