Mon compte-rendu subjectif du conseil régional du 23 septembre 2026
Il y a des mouvements politiques en cette rentrée, on perd Annie qui part au groupe LFI qui se reconstitue, et on gagne Loubna en remplacement de Anne-Claire.
On commence par les questions d’actualités.
La première porte sur la dénonciation de l’agression homophobe de Pierre Picavet. La mobilisation de tous les acteurs est de mise et V. Pecresse annonce subventionner à nouveau la pride de cette année.
Nous posons une question sur la prise en compte des canicules, sécheresse et feu de la forêt de Fontainebleau de cet été. Avec en plus l’arrivée du parc d’attraction Dragon Ball qui est un non-sens climatique. La réponse est un satisfecit sur l’action de la région qui frise le déni.
Pécresse assume sa vision de la laïcité en déroulant le tapis rouge de la région pour le pape…
Sur une question sur le logement, V. Pécresse prévient que les coupes budgétaires seront dures pour 2027, tout en disant que le logement des étudiants est une priorité, elle vante les « maires bâtisseurs » et la norme « anti-ghetto » qui bloque la construction de logement social, elle dénonce le blocage des loyers à Paris… Tout faux.
Sur la sécurité dans les transports, elle va doubler les effectifs de sécurité avec des actions spécifiques, mais elle dit se concentrer sur les vendeurs à la sauvette – vraiment pas une priorité de sécurité !
La droite pleure sur les dégâts de Fontainebleau et dénonce… les discours de la gauche ! Pécresse dit qu’elle subventionne les pompiers et la région débloque une aide exceptionnelle. Mais refuse la pérennisation de ces aides.
Le PC dénonce les subventions à 33 réseaux et associations, liés au groupe PE Stérin, (le milliardaire qui finance le projet de l’extrême-droite). V. Pécresse dit qu’elle ne regarde pas qui co-finance ces organisations.
On aborde ensuite la dotation pour les lycées. Derrière les beaux discours, près de 2 établissements sur 3 verront une baisse de leurs moyens. La région s’entête à faire passer de force les lycées aux manuels scolaires numériques et à abandonner le papier. Le Vice-Président fait des réponses très agressives sur la gauche (reproche sur la politique d’avant eux, il y a plus de 10 ans, dire qu’on soutient les éditeurs, copains de Bolloré et du grand capital…). Ils sont quand même obligés de revenir sur leurs choix du tout numérique car la justice a annulé la décision. Ils nous assurent que la continuité pédagogique sera assurée mais on ne sait pas trop comment.
Sur la question de l’adaptation des lycées au réchauffement climatique, alors que nous proposons un grand plan stratégique d’adaptation, avec des diagnostics de vulnérabilité, la droite répond encore par la clim en urgence et par le satisfecit sur la politique régionale. Tout va très bien, on ne change rien. Serons-nous prêts pour les prochaines canicules ? le vice-président répond : « ben oui, il fait chaud… »
Concernant le tout numérique des lycées, nous pensons que nous devrions avoir une réflexion transpartisane, mais on constate plutôt une région technophile béate.
On signe un contrat avec la fondation pour la recherche Alzheimer.
Un rapport est présenté à la va vite sur les mesures en faveur de la jeunesse. Le rapport n’a même pas été présenté en commission, c’est dire le degré d’impréparation. Sur le fond, il n’y a pas d’avancées, l’aide pour le permis de conduire a diminué de moitié. On pointe de toutes façons l’offre insuffisante de bus et de transports, mais aussi le manque d’aide pour les vacances et l’insertion professionnelle
On vote ensuite un Plan régional « puissance agricole » (pourquoi puissance ? toujours cet imaginaire un peu viriliste), c’est un plan de soutien aux agriculteurs franciliens touchés par la catastrophe climatique de cet été. La réponse est bien conforme à la FNSEA : une aide d’urgence de 5M€ soit 1000 € par exploitation, quelque soit sa taille et sans aucune conditionnalité, un chèque prévention, le portage foncier pour les jeunes agriculteurs. Sur l’accès à l’eau, c’est le tout irrigation, et la porte ouverte à des méga-bassines. Rien pour protéger les terres agricoles de Gonesse ou menacées par l’urbanisation et les data center. Ce plan manque d’ambition et de vision de long terme et traduit l’impréparation de la région. On s’abstient.
Le bilan des achats durables manque de lisibilité sur l’efficacité réelle des dispositifs et l’accès des structures de l’ESS à la commande publique.
On aborde après la décentralisation de la gestion des forêts publiques : il s’agit d’une motion, un vœu de l’exécutif de la région pour se substituer à l’ONF pour la gestion de ces forêts. Hélas l’ONF est saignée et sommée de faire de la rentabilité avec les forêts, utilisant des engins lourds pour des coupes rases qui tuent la biodiversité. Nous demandons d’ailleurs un répi pour la faune sauvage pour cet automne, et d’arrêter la chasse cet automne. Donc décentraliser ok, mais pas pour faire la même chose.
V. Pécresse remet les médailles de la région pour leurs « acte de courage, solidarité et engagement » aux pompiers, sauveteurs de noyade et agriculteurs qui sont intervenus à Fontainebleau.
J’ai du partir et je manque la présentation du rapport sur les routes, un vœu de la droite sur la police, un vœu du PC sur la bifurcation écolo de la région.